Vendredi dernier, Nicolas Sarkozy a convié 700 élus à l'Elysée, au lendemain
du 92ème congrès des maires de France où il n'avait pas pu être présent.
L'exercice du chef de l'Etat était de convaincre face à la nécessité des réformes qui font polémiques, notamment sur l'aménagement des collectivités territoriales et sur la
suppression de la taxe professionnelle, sans oublier la réduction des effectifs des agents publics, La Poste etc.
Il juge ses réformes difficiles, mais modernes et nécessaires. C'est pour cela, que quoi qu'il arrive, le gouvernement ne reviendra pas sur ses intentions de départ et gardera sa ligne
de conduite jusqu'au bout.
La suppression de la taxe professionnelle :
Pas de grande surprise au niveau argumentaire : pour le chef de l'Etat, la taxe professionnelle doit être supprimée afin d'alléger les charges des entreprises privées afin que ces
dernières soient compétitives face à la concurrence mondiale.
Il veut rassurer les collectivités locales par le nouvel impôt (CeT)
qui remplacerait le manque à gagner suite à la suppression de la TP.
L'aménagement du territoire :
Bien que le président de la République admette que les maires soient inquiets et souffrent de ces nouvelles réorganisations d'aménagement. Il juge que les services publics doivent
s'adapter à la situation économique actuelle... « On ne peut pas épuiser le pays à entretenir des services où il n'y a personne »
Il se satisfait par exemple de la réorganisation de la Carte judiciaire qui a supprimé 1/3 des tribunaux, et de la loi sur la réorganisation hospitalière « C'est
la première fois qu'un gouvernement accepte l'idée qu'il peut y avoir un même hôpital sur plusieurs emplacements. »...
Rappel des grandes lignes du comité d'Edouard Balladur : la réforme des
collectivités territoriales
Détour sur la réforme de La Poste :
Selon Nicolas Sarkozy, avec l'avènement d'Internet, il y a de moins en moins de courrier distribué « Avec
Internet, avec les SMS, il y a de moins en moins de courrier », ce qui pour lui, annonce la mort de a Poste si on la laisse en l'état. C'est pourquoi la transformation de
celle-ci est inéluctable.
Il propose donc de modifier La Poste en « une entreprise de courrier, d'une entreprise de logistique, parce qu'il y a moins de courrier à distribuer, mais plus de colis à
livrer, parce que maintenant on commande beaucoup par Internet ».
Un Comité National contre la privatisation de La Poste avait obtenu à une mobilisation citoyenne 2 millions de votants afin d'obtenir un débat public et un référendum sur le
service public postal : Référendum sur La Poste rejeté par la majorité sénatoriale
Pour conclure :
Le président a annoncé, sans date définie, qu'une conférence nationale sur le déficit de la France devra être débattue avec les responsables de l'Etat, des collectivités
territoriales et la Sécurité sociale.